Willem Van Genk

Biographie
Willem van Genk est un peintre et sculpteur néerlandais, né le 2 avril 1927 à Voorburg et mort le 12 mai 2005 à La Haye. Il s'inscrit dans la mouvance de l'art brut. Willem van Genk perd sa mère à l’âge de cinq ans et connaît des problèmes de santé, souffrant notamment d'un déficit de concentration : il est plus enclin à dessiner qu'à étudier. Son père, un employé de bureau qui le bat régulièrement, l'inscrit dans une école technique. Willem la fréquente pendant deux ans, mais il finit par être placé dans un atelier pour handicapés mentaux. Il devient alors méfiant et angoissé. À la suite de perquisitions de la Gestapo au domicile familial, cet artiste développera une fascination secrète pour le pouvoir, allant de pair avec son horreur du fascisme. Œuvre Willem van Genk est célèbre pour ses vues minutieuses de villes aux architectures élaborées, à partir d'une technique qui met en œuvre le dessin, la peinture, le découpage et le collage. Il se consacre également à l'élaboration de maquettes d'autobus composées de matériaux hétéroclites. Son talent découvert, ses œuvres ont fait l'objet d'une exposition à la Collection de l'art brut de Lausanne (en 1986), où il est présenté depuis en permanence. Certaines de ses œuvres sont également présentées au LaM de Villeneuve-d'Ascq. Biographie Willem Van Genk (1927-2005) est né à Voorburg, aux Pays-Bas. Il est le seul garçon d’une famille de dix enfants. Il perd sa mère à l’âge de quatre ans ; très tôt, il est sujet à des difficultés d’apprentissage, ainsi qu’à des troubles du comportement. Willem Van Genk commence à dessiner à l’école et à la maison, trouvant dans ce mode d’expression une échappatoire à une enfance solitaire et difficile. A l’adolescence, il est placé dans un orphelinat jusqu’à l’âge de treize ans. Il s’installe ensuite à La Haye et suit des cours dans un établissement d’enseignement technique qu’il quitte avant la fin de sa formation. Willem van Genk se met en quête d’un emploi et est engagé dans une agence de publicité. Quelques années plus tard, l’adolescent est placé dans un orphelinat, puis dans une école chrétienne d’arts et métiers où il suit des cours de graphisme publicitaire. Mais le jeune homme est incapable de s’adapter. Il est licencié puis il est finalement accueilli dans un atelier pour handicapés mentaux situé à la Haye. Willem Van Genk réside seul dans un appartement dont il débranche toutes les prises électriques. Il perçoit un petit salaire avec lequel il achète du matériel à dessiner. Ses peintures mettent en œuvre des procédés complexes de découpages et de collages et sont directement inspirées de ses nombreux voyages en ex-URSS, à Rome, Paris, Madrid, Copenhague, Cologne et Prague notamment. Il puise aussi son inspiration de divers guides touristiques ou de photographies tirées de sa propre documentation. En 1988, Willem Van Genk se consacre prioritairement à la réalisation de maquettes d’autobus. Dans les années 1990, il se limite à l’édition de copies d’œuvres plus anciennes à l’aide de stylos de différentes couleurs. En 1996, il subit plusieurs crises cardiaques, ce qui l empêche de peindre. Deux ans plus tard, il est admis dans une maison de retraite. Toutes les œuvres qui étaient dans son appartement à La Haye, sont alors déménagées et le domicile est entièrement vidé. Le 12 mai 2005, Willem van Genk décède des suites d’une pneumonie. Willem van Genk (1927-2005) est un auteur d’Art Brut néerlandais dont les œuvres - dessins, peintures et maquettes de bus - sont entrées dans les collections du musée lausannois à partir des années 1980 grâce à Nico van der Endt, le galeriste de Willem van Genk, qui fait découvrir au début des années 1980 ce créateur à Michel Thévoz, premier directeur de la Collection de l’Art Brut. Durant sa jeunesse, l’auteur pratique le dessin comme un moyen de fuir son quotidien et de « voyager », grâce à la représentation de vues de ville qu’il se plaît à imaginer. Établi à l’âge adulte à La Haye, il peut enfin confronter ses rêves de jeunesse à la réalité, en visitant notamment de grandes capitales européennes. Dans ses dessins, puis ses peintures réalisées sur de grands panneaux de bois vernis, il met en œuvre des procédés complexes de découpages et de collages, et s’inspire directement de ses nombreux voyages notamment en ex-URSS, à Rome, Paris, Madrid, Copenhague, Cologne ou Prague. Les mégapoles et les moyens de transports qui les caractérisent deviendront ses sujets de prédilection. Willem van Genk célèbre à la fois la modernité et l’évolution des nouvelles technologies, en particulier à travers divers modes de transport (dirigeables, avions, bus, métros, satellites, fusées, etc), tout en critiquant la société de consommation et ses diktats. Mais l’art, la criminalité, les religions, le communisme, la musique classique, la guerre, la violence et l’injustice sont également des thèmes qui irriguent sa production. L’écriture est aussi omniprésente dans cette œuvre graphique foisonnante à la frontière de la bande dessinée, par le biais de cartouches ou de bulles de textes, qui permettent à l’auteur de faire parler ses personnages ou de donner son opinion. À ce titre, elle est égalementun hymne à la justice et à la tolérance, et dénonce toutes les violences faites aux minorités. L’exposition Willem van Genk, Megalopolis, a été organisée en collaboration étroite avec le Museum van de Geest & Outsider Art, Amsterdam, ainsi que la Fondation Willem van Genk. Ces partenaires hollandais ont prêté des œuvres majeures, auxquelles s’ajoutent celles de la Collection de l’Art Brut. L’exposition a également pu bénéficier de prêts exceptionnels du Stedelijk Museum (Amsterdam), du Museum Dr. Guislain (Gand), ainsi que de plusieurs collections privées en Suisse et à l’étranger. Elle est accompagnée d’une publication en néerlandais et anglais éditée par l’Outsider Art Museum, et d’un tiré à part en français, publié par la Collection de l’Art Brut, avec des textes de Hans Loïen, Sarah Lombardi et Ans van Berkum. Commissaires d’exposition : Pascale Jeanneret et Sarah Lombardi
